UNE NATION EN PÉRIL
Par Dominique Beauchamp
alias DouceRebelle
« Seule une identité forte ouvre les portes à l'universalité; l'éducation est le fondement de la paix et du combat contre les préjugés et le racisme; le devoir de mémoire et de connaissance de l'histoire est essentiel à la construction de tout projet d'avenir. »
ELIE WIESEL, PRIX NOBEL DE LA PAIX

Nous sommes bien le seul peuple au monde à devoir nous battre autant afin que notre langue soit minimalement respectée chez nous. Il faut bien comprendre le contexte : ce n’est pas l’anglais qui est menacé au Québec. C’est le français, notre langue maternelle. Nous vivons entourés de plus de 300 millions d’anglophones, avec 55,0000 arrivants par année, si on n’a pas une loi forte pour protéger notre langue, nous allons tout simplement la voir disparaître dans la foulée. Nier cette évidence, c’est renoncer à notre identité distinctive. C’est laisser mourir notre langue en prenant part nous-mêmes au génocide culturel du peuple québécois.
Nous assistons aujourd’hui à l’émergence d’une nouvelle nation québécoise composée à la fois des canadiens français dit de « souche », des anglo-québécois installés à Montréal depuis très longtemps, des nations autochtones ayant toujours vécu ici ainsi que des nouveaux arrivants immigrant de partout dans le monde. Ces québécois de toutes les origines forment la nation québécoise majoritairement francophone, avec une culture riche en histoire, musique, théâtre, cinéma, littérature…
Mais notre nation qui lutte depuis 400 ans pour acquérir ou conserver ses droits n’est pas au bout de ses peines. La langue française subit actuellement un recul historique au Québec. La proportion de la population dont le français est la langue maternelle n'a jamais été aussi faible depuis 1931. Selon les observations de Statistiques Canada, le français est la langue maternelle de moins de 80 % de la population actuelle. Même la part de la population parlant surtout le français à la maison a reculé passant de 83,1 % à 81,8 %. Et ce phénomène s’empire à Montréal où on compte seulement 54 % des foyers qui parlent surtout le français chez eux, quelle que soit la langue maternelle. Ce qui veut dire qu’il y a actuellement plus de gens qui ont une langue maternelle autre que le français à Montréal. Et ça s’explique surtout par la présence record d'immigrants allophones. La proportion de la population née à l'extérieur du pays et établie dans la province atteint aujourd'hui 11,5 %, un record. Nulle part ailleurs au Canada l'augmentation de la proportion des personnes nées à l'étranger n'a été plus forte. Après l'Ontario, le Québec est la province la plus populaire chez les immigrants, 87 % d'entre eux choisissant de s'établir à Montréal qui a d'ailleurs enregistré une augmentation de 19 % de sa population née à l'étranger.
Concrètement, qu’est-ce que ça veut dire ? Ça démontre que cette dynamique de l’immigration a des effets importants sur la répartition linguistique et qu’au bout du compte, comme la très grande majorité de ces immigrants sont aussi des allophones, les effets sur le poids de la langue française sont immédiats et inquiétants. Ça veut dire que si on ne fait rien pour réaffirmer l’importance du français comme langue d’usage au Québec, le français voué à ce rythme va tôt ou tard disparaître.
Jamais depuis les années 20, le Canada n'a compté autant de citoyens nés à l'étranger. Le recensement indique que le cinquième de la population canadienne (6,3 millions) est aujourd'hui constitué de personnes nées à l'extérieur. En cinq ans, environ 1,1 million d'immigrants (dont 60 % venant d'Asie et 80 % d'allophones — ce qui inclut les langues autochtones) se sont établis au Canada, faisant croître de 13,6 % le volume de la population canadienne née à l'étranger. Une augmentation spectaculaire: elle est quatre fois plus importante que celle de la population née au pays durant la même période. La population canadienne compte maintenant 20 % d'allophones, 22 % de personnes dont le français est la langue maternelle et 58 % d'anglophones.
La loi 101
Pour défendre la langue française en terre québécoise, il faut surtout et avant tout renforcer les frêles assises de notre législation linguistique. Le Canada devrait respecter sur le territoire du Québec les dispositions de la loi 101 qui fait du français la seule langue officielle d’usage au Québec. Le projet de loi 103 élargissant l’accès à l’école anglaise est un autre bâton de dynamite dans les roues de la survie de la langue française au Québec. Ce qui est débilitant, insultant et révoltant, ce sont les dialogues de sourds de nos chers élus qui, aveuglés par le pouvoir, font fi de nos droits chèrement acquis . C’est de voir notre premier ministre Jean Charest, à la tête du seul état francophone du continent Nord américain, nous trahir sur cette question fondamentale. On sait depuis belle lurette que la question linguistique n’a jamais été une priorité pour le gouvernement Charest. Permettre aux francophones et allophones de payer à leur enfant un "droit" d'accès aux écoles anglaises subventionnées après trois ans passés dans une école privée non subventionnée qu’on appelle "passerelle", ça veut dire permettre à plus de 500,000 élèves de retrouver au secteur anglophone subventionné en 25 ans et ce, en incluant les frères, les sœurs, et tous leurs futurs descendants. Sous prétexte de ne pas déplaire aux juges de la cour suprême, ce gouvernement velléitaire préfère faire l'autruche et plonger sa tête dans les sables bitumineux plutôt que de se prévaloir de la fameuse clause dérogatoire, clause légitime et constitutionnelle – qui redonne le pouvoir aux gouvernements provinciaux qui ont le dernier mot en cas de décisions défavorables à leurs intérêts. Non seulement cette décision va à l’encontre de nos intérêts collectifs, mais elle traduit également une malhonnêteté et une irresponsabilité de la part de nos dirigeants qui se moquent éperdument du caractère distinctif de notre nation portée par notre langue française maternelle au Québec.
« Quand nous défendons le français chez nous, ce sont toutes les langues du monde que nous défendons contre l’hégémonie d’une seule. » - PIERRE BOURGEAULT
Le Québec est une nation distincte et sa langue première est le français. Nous n’avons pas de leçons à recevoir de la cour suprême sur ce chapitre. Les Québécois veulent seulement être maîtres chez eux et sont pleinement en droit d’exiger de leurs invités que ces derniers s’adressent à eux dans leur langue soit le français. Et quand allons-nous une fois pour toutes comprendre que ce n’est pas parce qu’on parle français depuis 400 ans qu’il est impossible voir la langue française disparaitre complètement? Se convaincre par je ne sais quelle prière du Saint-Esprit que ce volontarisme est suffisant pour assurer l’avenir du français au Québec est insensé . C’est ce que Jean Charest tend de nous faire accroire sachant pertinemment que c’est faux. Accepter cette idée, c’est ouvrir la porte aux abus. C’est ouvrir les portes des écoles anglaises aux enfants d’immigrants et dire adieu à un Québec français dans 50 ans et je suis très optimiste! Le Québec est une entité fragile sur bien des plans, un lieu en devenir coincé entre l’État indépendant et la province indissociable d’un magma fédéral. Gruger dans la loi 101 aura toujours un impact incomparable à tout autre pays qui, bien assit dans son histoire, dans sa culture, dans sa langue et ses institutions sociaux politiques, depuis des siècles et des siècles, peut se permettre d’encaisser des coups sans que ses structures profondes soient ébranlées pour qu’on puisse parler d’assimilation ou d’extinction. Ça relève juste du gros bon sens!
Ce n’est pas une question de rejet de l’anglais - nuance importante à faire - mais simplement une question de SURVIE de notre langue maternelle et MAJORITAIRE que nous défendons depuis 400 ans. Parce qu’il est dans l’ordre des choses qu’un enfant soit d’abord en mesure de bien MAÎTRISER sa langue MATERNELLE avant d’en apprendre d’autres. - Parce qu'aucune langue NATIONALE ne peut survivre à terme si elle devient rien de plus qu'une deuxième ou troisième langue. Parce que l’expérience passée a démontré que le bilinguisme constitue la plus grande menace à la survie de la langue française au Québec principalement parce qu’il entraine la dégradation du français et favorise l’unilinguisme des anglophones. Accorder le même statut à l'anglais et au français au Québec équivaut à redonner la dominance à l'anglais, car des droits égaux appliqués à des langues inégales (2 % de francophones en Amérique du Nord) ne produisent jamais des situations égalitaires. L'objectif du gouvernement fédéral et des neuf provinces anglaises n'a jamais été de protéger la langue française au Québec, mais de protéger plutôt la langue anglaise en imposant un caractère bilingue à la société québécoise tout en sachant très bien que le bilinguisme avait dans le passé avantagé les anglophones aux dépens des francophones. Est-ce donc si difficile à comprendre? Rien à voir avec l’idée de ne pas parler plusieurs langues et pourquoi pas une troisième et plus encore en autant que le FRANÇAIS demeure la langue première parlée et enseignée pour tous les enfants francophones et tous les immigrants qui désirent vivre au Québec afin de garantir la survie de notre langue française!
« …Ce n’est pas le bon français qu’il faut défendre et pour lequel il faut combattre, c’est l’homme canadien-français à qui on doit rendre sa dignité, sa fierté et sa liberté d’homme…». – GÉRALD GODIN
Le problème de l’apprentissage, il est au PRIMAIRE. Il n’est pas au CEGEP, ni au secondaire. Au Cégep, il est trop tard pour inculquer aux jeunes les rudiments du français et apprendre à structurer sa pensée. Une fois sa conscience bien formée, les jeunes sauront bien décidés eux-mêmes à quoi s’accrocher. J’ai confiance en notre jeunesse. Mais avant tout, il faudrait mieux étoffer les programmes d’enseignement du français au primaire et ensuite au secondaire pour pas que le français ne se retrouve aussi bloqué dans son évolution qu’à l’époque de la Grande Noirceur. Nous avons quoi à être désespérés parce que les enfants de Duplessis ne sont pas les seuls à avoir été immolés sur l’autel des générations perdues. Les enfants du rapport Parent sont à plaindre. Toute une génération d'élèves-cobayes soumise aux manipulations du nouveau ministère. Les enfants ont toujours été les premières victimes de trop nombreuses réformes insensées suivies de contre-réformes planifiées par des incompétents et donc toujours à réformer. Trois générations d’enfants massacrés, c’est plus qu’il n’en faut pour comprendre qu’on doit quitter sa torpeur et réagir car est impératif de s'assurer de bien former la relève afin d'éviter le piège de l'ignorance. Mais toute réforme en éducation sera vaine tant que l'on ne prendra pas plus au sérieux l'enseignement au PRIMAIRE. Pendant ce temps, la jeunesse d'ailleurs continue d'évoluer et renforcer ses assises...
Il ne s’agit pas de priver tous les Québécois d’apprendre à parler dans la langue la plus utilisée pour les affaires qui est l’anglais, bien au contraire mais de voir à la protection et à la SURVIE de notre langue maternelle ici même au Québec par une LOI FORTE qui a besoin de contrôler les leviers nécessaires au déploiement complet de son modèle d'intégration, besoin légitime et reconnu par la loi. Toute l'histoire de la langue française du Québec montre un incessant combat pour assurer la survie du peuple francophone, de la SEULE province FRANÇAISE du Canada. Les anglophones et les allophones québécois, eux aussi, luttent de se distinguer dans une société multiculturelle au Québec.
On se moque de nos lois linguistiques et chaque fois que nous tentons de défendre nos droits légitimes, notre action est automatiquement jugée comme un rejet de l’autre. Cet acharnement en dit long sur la facilité que nous avons de porter des accusations de xénophobie et de racisme contre tout Québécois qui OSE exprimer l’ombre d’une opinion en ce qui attrait à son impuissance de se donner un pays et de parler sa langue maternelle. Il y a des limites à la mauvaise foi! Les Québécois est un peuple pacifique, créatif et accueillant. Plusieurs se sont croisés avec d’autres gens d’origines ethniques avec bonheur. J’en ai assez de nous voir traiter de racistes chaque fois que nous OSONS évoquer un soupçon d’identité nationale. Nous avons besoin d’une législation FORTE pour protéger notre langue et pour faire comprendre clairement aux gens venus s’installer ici à demeure que le Québec est une terre francophone et que la politesse élémentaire internationale consiste pour eux à s’adresser aux résidents de leur terre d’accueil dans leur langue, soit en français.
«En participant à la libération d’un peuple, votre nouveau peuple, vous, les nouveaux arrivants, les Québécois bientôt sans le mot «néo» avant, vous qui avez peut-être fui la guerre et la pauvreté, en l’espace d’une campagne, vous passeriez du statut d’immigrants à celui de fondateurs, rien de moins». CHAFIIK
Je considère Québécois tous ceux qui désirent l’être. Et loin de moi l’idée de croire que tous les immigrants qui arrivent ici pour y demeurer conspirent contre la souveraineté et les francophones. Au contraire, plusieurs de ces communautés culturelles enrichissent le Québec surtout lorsqu’elles adhèrent à nos valeurs. Mais je déplore cette manie qu'a le peuple de dénoncer la moindre critique visant un groupe ethnique, manie qui tue la démocratie. C'est bien beau les accommodements raisonnables, mais il ne faudrait pas renoncer à nos valeurs et à notre société laïque! Il faut se regrouper et se tenir debout lorsqu'on se fait menacer de mort à la moindre divergence d'opinion. Que ceux qui tentent par l’accusation de racisme de réprimer l’égo collectif québécois, se rappellent que le Canada anglais n’a pas accepté que le Québec protège sa langue au point de déroger à la constitution canadienne. J’ai Beaucoup de respect et d’admiration pour les Franco-canadiens qui évoluent à l’extérieur du Québec et qui se dévouent à la cause du français, sans oublier tous les Canadiens-Anglais qui s’intéressent de près à l’émergence culturelle des francophones.
Il y a encore des sujets au Québec dont on ne peut pas parler sans se faire taxer de sales racistes.Ceux qui affirment que le Québec a dit NON deux fois à l’indépendance lors de référendums dans le passé comprennent mal la question nationale. Cette question s’imposera tant et aussi longtemps qu’elle sera réduite au silence par la désintégration progressive de la langue française et de la culture qui ont subsisté depuis 400 ans. À ce propos, lors du dernier référendum de 1995, où est passée l’étude statistique et l’enquête du DG des élections concernant les 300 000 cartes d’électeurs attribuées dans l’illégalité à des immigrants afin qu’ils votent du bon côté car la différence entre 51 % et 49 % s’y trouve. Les statistiques compilées par le ministère de la citoyenneté et de l’immigration ont révélé que 43,855 nouveaux arrivants avaient obtenu la citoyenneté canadienne au cours de l’année 1995. Et comme un hasard n’arrive jamais seul, le un quart des certificats de citoyenneté, soit 11,429 furent attribués dans le seul mois d’octobre. Depuis ce jour, jamais ce phénomène ne s’est reproduit. On nous on a volé le référendum de 1995 et ceux qui diront que 51 % ce n’est pas une majorité claire, et bien allez donc redonner à Terre-Neuve leur indépendance car en 1967 cette province a adhéré au Canada par une très mince majorité, soit 50,8 % pour le Oui. Avons-nous oublié que le 4 novembre 1981, à la signature du Renouvellement de la Constitution Canadienne, le Québec n'était PAS à la table de signatures ? M. Parizeau n'a fait que donner une vérité mathématique lors du référendum de 1995 . Nous n'avons pas à nous écraser au point d'accepter avec résignation que tout le monde est québécois EXCEPTÉ nous-mêmes!
« Un sous-homme désigne l’individu, qui, ayant peur d’exister, se donne un projet facile, vise bas, se contente d’être là, s’abrite derrière les étiquettes, s’allie à d’autres pour agir en groupe («moutonnisme»), bref constitue une main d’œuvre idéale pour le dictateur (ou le leader, dans le cas). Le sous-homme anéantit sa subjectivité dans ses objets extérieur à lui et laissent d’autres personnes penser à sa place, incapable d’avoir une opinion à lui»- SIMONE DE BEAUVOIR
On peut affirmer que l’avènement du gros bien-être des années 1940-1970 a nuit aux Québécois plus qu’à tout autre peuple, en ne lui laissant pas le temps après celui du silence et celui de la parole de passer à celui de l’action. Notre obsession du confort matériel nous a détournés du projet national en nous faisant retomber dans le silence. Mais notre silence est nouveau. Notre conquérant aussi : il s’appelle ARGENT. Combien ça va couter devenir maîtres chez nous? Voilà la question qu’on se pose. Le Québec pourra-t-il survivre économiquement une fois l’indépendance acquise? On ne se demande pas qu’est-ce qu’on va gagner mais plutôt qu’allons-nous perdre en se séparant du reste du Canada? Et nous avons recommencé à vivre de peur. Peur de perdre nos acquis, donc peur d’AVANCER. Peur de perdre son assurance emploi, sa pension de vieillesse, son BS, sa maison, sa voiture, son condo, sa piscine creusée, son chalet dans le Nord. Pendant ce temps-là, les poches bourrées et la conscience vide, Charest demande à Bachand de bécher dans nos poches, en essayant de nous faire avaler les couleuvres de son système de dégraissage tout en sachant que nous, les Québécois, trop occupés à vénérer nos dieux de la sainte flanelle supportons l'une des charges fiscales les plus lourdes au Canada. Pendant ce temps, une petite gang d’ambitieux qui ont tout vu venir, en profite pour prendre le contrôle de nos cerveaux en nous disant quoi penser et quoi faire… Alléluia! Peu à peu, nous perdons notre faculté de faire la part des choses, de juger, nous devenons tôt ou tard des sous-hommes. Nous oublions notre vouloir ÊTRE prêts à troquer nos rêves d’un monde meilleur pour le dernier modèle IPhone, un iMac ou écran plasma géant. Nous préférons nous vautrer dans l'individualisme crasse plutôt de voir la réalité en face et poser un geste collectif concret pour faire évoluer notre propre société.
Pourquoi l’indépendance?
Quoi qu’il en soit, le Québec continuera inévitablement d’évoluer dans un environnement continental fortement marqué par la présence de l’anglais et du multiculturalisme. L’heure n’est plus à la victimisation, ni au renoncement mais à l’action car tout ce à quoi on renonce, on en est res-pon-sable. La volonté ça se cultive et résulte en actions déterminantes. La responsabilité revient à chacun de nous. Plus que jamais, aujourd’hui au Québec, nous devons d’affirmer cette nation distincte, originale, francophone et ouverte sur le monde. Nous avons tous les éléments nécessaires pour former un état indépendant qui fonctionnera au sein de l’Amérique du Nord. La liste des arguments en faveur de la souveraineté du Québec est surprenante et contrairement à ce qu’on vous dit dans les médias et sur la scène politique, il est plus avantageux au Québec de se séparer du Canada qu’au Canada de se séparer du Québec sinon, il serait le premier à nous laissé partir.
Parce que l’indépendance politique va redonner au Québec plus de moyens pour résoudre ses problèmes de gouvernance en le libérant totalement de la Constitution de la fédération monarchique canadienne, de la Charte des droits et libertés du Canada, des jugements assassins de la cour suprême canadienne contre les volontés d’une province fédérée.
Parce que l’indépendance permettrait au Québec de cesser d’être assujetti à une Constitution qui impose l’idéologie du multiculturalisme. Avec le contrôle total sur son immigration, la majorité francophone n’aurait pas à s’effacer devant ceux qui viennent vivre à demeure ici. Le Québec indépendant pratiquerait la laïcité absolue en paix.
Parce que l’indépendance nous permettrait d’être entièrement maître chez-nous en matière d’éducation, de santé, de culture, de communications, de relations internationales, de sécurité, de gouvernance et d’économie.
Parce qu’Ottawa a RECONNU la nation québécoise comme ayant une identité qui lui est propre, DISTINCTE.
Parce que l’indépendance est le seul outil efficace pour faire du Québec un pays unilingue français pour mettre fin à la campagne de démolition de notre chartre de la langue française par la cour suprême de Canada.
Parce que la PEUR et le sentiment D'IMPUISSANCE que nous vivons menacent la paix sociale et notre capacité à vivre ensemble au Québec en français.
Parce que l’indépendance redonnerait LA FOI en nos talents, nos capacités et en la fierté de nos réussites.
Parce que l’indépendance démontre notre REFUS TOTAL de l’extinction, la décomposition, la dissolution, l’assimilation, la disparition du fait français en Amérique du Nord.
Parce que l’indépendance apporterait LA PAIX entre les communautés en reconnaissant que nos différences sont une RICHESSE, et que cette paix est non seulement possible mais essentielle, et qu’il est de notre responsabilité à chacun de la défendre et de la promouvoir dans un Québec FRANÇAIS.
Parce que l’indépendance donnerait la chance aux arrivants d’être accueilli et considéré au même titre que nous comme peuple FONDATEUR d’une nouvelle nation québécoise souveraine.
Parce que l’Indépendance défend les valeurs du peuple Québécois, dont celle qui nous semble la plus menacée en ce moment : la langue française, mais aussi la FRATERNITÉ et le RESPECT de L'AUTRE.
Parce que notre nation aurait le droit de conclure avec d’autres nations des traités qui renforceraient et prolongeraient ses actions.
Pour faire entendre notre propre voix dans les instances INTERNATIONALES où, pourtant, se dessinent désormais largement notre avenir et celui de l’humanité toute entière.
Gilles Vigneault lors de son passage à l’émission ‘’Tout le monde en parle’’ déclarait : « La langue, c’est l’ADN de toute culture. J’aimerais que les gens de mon pays et de toutes les cultures sachent que lorsqu’on perd sa langue, on perd des bibliothèques de connaissances, de savoir et de compassion…».
Merci M. Vigneault !
Je souhaite de tout mon cœur que votre message sera entendu par les gens de votre pays.
En attendant, la question demeure entière : L’INDÉPENDANCE ou L’ASSIMILATION?
L’AVENIR de la nation québécoise est entre nos mains!